La physiothérapie est l’une des carrières les plus gratifiantes à choisir sur un marché du travail que beaucoup disent vide de sens. Vous faites vraiment la différence, que vous travailliez avec un enfant prématuré dont le développement physique est lent ou que vous aidiez un adulte qui réapprend à marcher.

Comme toute autre profession, celle de kinésithérapeute comporte une série de défis qui peuvent être difficiles à relever. Mais une fois que vous aurez surmonté ces obstacles, vous vous sentirez immensément récompensé.

Ce n’est pas un poste pour tout le monde, car il implique beaucoup d’énergie physique, de frustrations mentales et de longues heures de travail. En plus de posséder les bonnes qualifications, vous devez également posséder un éventail de compétences de haut niveau qui vous permettront de bien faire votre travail. C’est impératif, car les patients – jeunes et vieux – dépendent de vous pour s’assurer qu’ils peuvent bouger leur corps, qu’il s’agisse d’équilibrer ou de bouger un orteil.

Cela dit, nous avons dressé une liste des onze principales compétences dont vous aurez besoin pour poursuivre une carrière de kinésithérapeute.

Compétences motrices

L’objectif principal du physiothérapeute est de travailler avec les patients et leurs capacités motrices, les mouvements et les actions de leurs muscles.

Chaque séance se concentre sur le développement de la motricité globale ou fine. La première travaille sur le mouvement des grands muscles pour effectuer des tâches importantes, comme se tenir en équilibre, ramper et marcher. La seconde requiert l’utilisation de muscles plus petits pour accomplir des fonctions plus petites avec les doigts, les mains et les orteils.

Le physiothérapeute doit posséder une motricité performante avec un maximum de précision et une consommation d’énergie minimale. En règle générale, il est préférable que le physiothérapeute soit en bonne forme physique et actif et qu’il conserve une bonne endurance.

Compétences en matière de communication

Bien sûr, vous travaillerez principalement avec votre corps, mais il est tout aussi essentiel de travailler avec votre bouche. En effet, la communication joue un rôle essentiel dans vos séances avec tous les clients, car vous devez leur transmettre ce que vous devez faire, comment corriger les erreurs et les nombreux exercices à faire avant le prochain rendez-vous.

Il convient de noter que la communication implique également l’écriture. À la fin de chaque séance, vous rédigerez une série d’instructions, de conseils et d’articles indispensables pour que le patient puisse rester actif sans la présence d’un kinésithérapeute.

Compétences interpersonnelles

Ces dernières années, on a beaucoup parlé du manque de compétences interpersonnelles de la jeune main-d’œuvre. Il s’agit de la variété des comportements et des stratégies que les gens utilisent pour interagir avec les autres de manière efficace et efficiente.

Pour les physiothérapeutes, c’est une compétence essentielle à posséder, principalement parce que vous travaillez avec toutes sortes de personnes. Comme vous serez proche du patient pendant une période prolongée, vous devez être en bons termes et ils doivent vous faire confiance.

Mais quels sont les exemples de compétences interpersonnelles ? En voici quelques uns :

  • Responsabilité
  • Fiabilité
  • Leadership
  • Motivation
  • Écoute active

Capacité d’observation

L’observation est un autre attribut que toute personne qui devient physio doit posséder, car on observe les gens afin d’obtenir des informations précieuses.

Ainsi, grâce à cette compétence, vous pouvez procéder à une évaluation appropriée des attitudes, des mouvements, des objets et d’autres questions relatives au client. Tout le monde n’est pas pareil, et l’observation du caractère unique de chaque patient peut vous permettre d’adapter votre programme de physiothérapie à ses besoins.

Connaissance scientifique

Une carrière de kinésithérapeute exige de nombreuses années d’études scientifiques. Pour débuter cette carrière, il faut être titulaire d’une licence en anatomie, biologie, chimie et physiologie. Certains physiothérapeutes iront plus loin et s’inscriront dans des cours de troisième cycle ou de formation continue qui étudient la biomécanique, les neurosciences et la pharmacologie.

Mais le travail ne consiste pas seulement à déplacer le corps du patient. Il faut également analyser des données, effectuer des mesures, faire des calculs et utiliser la raison pour diagnostiquer les patients et enregistrer les résultats. Il existe donc des cours qui proposent des travaux pratiques sur des sujets tels que l’analyse des données, la physique et les structures anatomiques.

Sensibilisation à la physique

Être physiothérapeute ne signifie pas seulement savoir comment le corps peut et doit bouger, mais aussi comprendre quand le corps ne bouge pas.

Par exemple, un des aspects de l’évaluation consiste à placer les mains sur différentes parties du corps du patient et à lui demander d’effectuer divers types de mouvements. Cela vous permet de savoir où se situent les limitations de mouvements ou les améliorations.

Pour acquérir une compétence en matière de conscience physique, il faut deux choses : la connaissance du corps humain et un sens du toucher accru.

Pensée critique

La pensée critique est une compétence unique car elle est à la fois acquise et inhérente. En physiothérapie, la pensée critique est l’acte d’analyser et d’évaluer une situation pour faire des suggestions, juger des circonstances et élaborer un plan de traitement. En outre, les physiothérapeutes doivent effectuer les exercices qui sont recommandés à chaque patient pour s’assurer que c’est la bonne action pour le client particulier.

Existe-t-il un développement de la pensée critique ? Oui ! Il existe des cours spécialisés dans ce domaine, et c’est un investissement intéressant pour améliorer vos capacités d’analyse et de jugement.

Gestion du temps

Chaque client se voit allouer un temps déterminé, généralement une ou deux heures. Cela signifie que vous devrez faire beaucoup de choses en une seule séance, qu’il s’agisse de poser des questions et d’y répondre, de faire des exercices ou d’élaborer un plan de traitement. En effet, vous ne pouvez pas perdre une seule minute, c’est pourquoi la gestion de votre temps est essentielle pour être un kinésithérapeute performant.

En d’autres termes, vous ne pouvez pas perdre 15 minutes à parler du chat de Simon.

Compétences en matière d’organisation

Êtes-vous une personne organisée, précise et capable de suivre tous les rendez-vous ? Ou bien vous trouvez que vous perdez beaucoup d’outils et que vous ne parvenez pas à localiser les documents ? Dans les deux cas, les kinésithérapeutes n’ont aucune excuse pour être désorganisés.

Une compétence organisationnelle est essentielle pour réussir sur le terrain. N’oubliez pas : votre travail n’est pas terminé lorsque les patients quittent le bureau ou lorsque vous quittez leur domicile. Vous devez toujours mettre à jour les dossiers des clients, tenir un calendrier et gérer les dossiers.

Vous pourriez avoir des ennuis juridiques si vous perdez des documents, c’est donc peut-être une motivation suffisante pour être organisé.

Pensée créative

Cela peut sembler étrange au premier abord, mais il faut être créatif en matière de physiothérapie. Comme il n’existe pas d’approche unique pour travailler avec les clients, vous devrez concevoir un plan de traitement personnalisé qui s’adapte à la personnalité et à la condition physique de chaque patient.

Oui, certaines personnes seront plus difficiles que d’autres, et vous devez donc faire preuve d’ingéniosité pour mettre au point une stratégie que vous savez que la personne va exécuter. Comme vous l’apprendrez inévitablement, il y aura toujours un patient difficile, revêche et grossier pour dix grands individus !

Éthique du travail

Les données suggèrent que la semaine de travail moyenne des kinésithérapeutes est de 40 heures, qui sont effectuées tout au long de la semaine en fonction de votre employeur. Mais les physiothérapeutes travaillent généralement plus de 40 heures, si l’on tient compte des communications avec les patients en dehors du bureau, de la paperasserie, de l’élaboration des plans de traitement et de la coordination avec les autres membres de l’équipe.

Il suffit de dire que les physiothérapeutes ont besoin d’une éthique de travail extraordinaire, car le poste exige une attention constante – physiquement et mentalement.